Créateur : Ronald D. Moore
Produit par : Matthew B. Roberts et David Brown
Actrices et acteurs principaux : Caitriona Balfe, Sam Heughan et Tobias Menzies
Mon Star Wars préféré : L’Empire contre-attaque
Années de diffusion :  2014 – aujourd’hui
Où la voir : Netflix
Synopsis officiel : Les aventures de Claire, une infirmière de guerre mariée qui se retrouve accidentellement propulsée en pleine campagne écossaise de 1743. Elle se retrouve alors mêlée à des histoires de propriétés et d’espionnage qui la poussent à prendre la fuite et menacent sa vie. Elle est alors forcée d’épouser Jamie, un jeune guerrier écossais passionné qui s’enflamme pour elle et la conduit à être déchirée entre fidélité et désir, étant partagée entre deux hommes dramatiquement opposés et deux vies irréconciliables.

Nous sommes en 1743 dans la campagne écossaise et Claire rencontre Jamie, le roux beau gosse. La suite est inévitable. Dès cet instant, c’est Outlander que j’ai préféré éviter.

Tu as sûrement déjà entendu dire par quelqu’un d’extrêmement étroit d’esprit (bref, par un gros con) qu’on laissait la romance aux femmes et l’action aux hommes. Une remarque stupide et sexiste. Pas besoin d’être une femme pour apprécier la soupe de langues et pas besoin d’être un homme pour apprécier la soupe de phalanges. Tout n’est qu’une question d’envie. Néanmoins, on ne peut nier que les œuvres peuvent avoir des cibles. Difficile de prétendre que Pat’patrouille se destine aux adultes. Tout comme Outlander ne s’adresse pas à moi.

Que tu aies déjà regardé ou non, tu connais forcément Outlander. Une infirmière d’une époque reculée remonte le temps à une époque encore plus reculée et tombe sous le charme d’un Écossais en kilt. Une série phénomène tirée d’une saga littéraire tout aussi célèbre qui a permis aux roux de redevenir sexy. Enfin pas tous. Désolé Ron.

Je n’étais pas particulièrement emballé par le sujet, mais ma copine de l’époque voulait en faire notre série, histoire de changer de Spartacus. Le slip en cuir versus le kilt, l’éternel combat. Elle avait deux solides arguments : le côté historique de l’Écosse du XVIII siècle et la bagarreeeeeeuh. Outlander ne serait donc pas qu’une romance simpliste ? Allez, laissons-nous tenter.

Outlander : après deux rouxcoulades, ça sentait le rouxssi
Quand j'essaie d'avoir l'air naturel pendant mon date © Starz Entertainment

Outlander ou la subtilité d’une racoleuse de Pigalle

On nous présente donc Claire et Frank, couple marié et amoureux, avant que l’infirmière voyage en DeLorean dès la cinquième minute (j’exagère à peine). Je précise bien que Claire semble vraiment aimer son mari. C’est important. Comme la vie est bien faite, dès son arrivée (ou presque) en 1743, elle va rencontrer l’ancêtre de Frank, Jack, qui est la pire des ordures. Transformer l’image du gentil mari en salaud à la septième minute, histoire que le spectateur se détache du sort du pauvre Frank, bien seul dans le présent (car oui, la vie continue), bravo, je ne l’avais pas vu venir (si).

Donc ça ne fait pas la moitié d’un épisode qu’on te prend gentiment par la main pour te dire « hey, ce n’est pas grave si elle finit avec l’autre, celui qui ressemble à son mari est un gros méchant ». Bordel, je n’ai jamais eu autant d’empathie pour un personnage. Surtout que la suite de la série qu’on a eu la gentillesse de me détailler (et que je ne dévoilerai pas) m’aura conforté dans mon opinion : Frank est le vrai couillon de l’histoire, trop bon trop con. Va te faire voir Jamie, je suis Team Frank !

Outlander : après deux rouxcoulades, ça sentait le rouxssi
Frank attendant que la série le respecte © Starz Entertainment

Pour en revenir au cœur du récit, c’est-à-dire l’Écossais et son physique qui fait baver ma copine (“Qu’est-ce que tu lui trouves que je n’ai pas ?” “Des abdos”), il me semblait que la série raconterait la lente construction de son couple avec Claire. Surtout que quand on débarque à une autre époque, il y a déjà bien assez à faire avec les autres arriérés et puis… elle n’est séparée de son mari (qu’elle aime) que depuis dix minutes. Ma naïveté me perdra.

Dès leur première rencontre, il suffit d’un échange de regard – bien aidé par la caméra qui insistera à chaque fois – pour voir que, les concernant, ils n’ont pas envie de jouer au Monopoly. Je sais que le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y succomber, mais la seule résistance dans le cas présent, c’est les attaches des vêtements. J’ai eu l’impression que la série n’avait pas de temps à perdre sur son cœur de cible.

Un sentiment renforcé dans les épisodes suivants. Jamie drague ouvertement la demoiselle dès l’épisode 2, ils s’embrassent peu de temps après et il y a mariage (forcé certes, mais pas trop non plus) à l’épisode 7. En l’espace d’une saison seulement, Claire et Jamie s’aiment à la vie à la mort. Autant te dire que concernant les deux sujets qui m’intéressaient, ils étaient très secondaires, voire tertiaires. Aussi emballé par leurs roucoulements incessants que par l’élevage d’escargots, j’ai décidé de mettre fin au calvaire au bout de 5 épisodes. Tout en me tenant informé parce que… Frank forever, toi-même tu sais.

 

Outlander : après deux rouxcoulades, ça sentait le rouxssi
Ah oui, je vois bien l'importance du côté historique @ Starz Entertainment

 

Ma copine a eu beau me dire que non, les femmes amatrices de beaux roux n’étaient pas la cible privilégiée d’Outlander, difficile de me convaincre du contraire tant la série met cette romance balourde au premier plan sans montrer d’intérêt pour le reste. Je ne suis pas contre le genre et il y a énormément de films romantiques que j’affectionne, mais tout ce que j’ai vu m’a frappé par son manque de finesse et m’a laissé sur le bas-côté. Il est évident que le show a son public et tant mieux s’il y trouve son compte. Je n’en faisais juste pas partie.

PS : petite dédicace au copain qui a subi Poldark à cause de sa moitié pendant le confinement.

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