Réalisateur : Laurent Lafitte
Scénaristes : Laurent Lafitte & Sébastien Thiery
Actrices et acteurs principaux : Laurent Lafitte, Karin Viard, Vincent Macaigne et Hélène Vincent
Mon tableau préféré : La Brèche : Effet d’un obus dans la nuit de Georges Scott
Date de sortie : 15 septembre 2021
Où le voir : Support physique, VOD
Synopsis officiel : Jean-Louis réalise en rentrant chez lui que son coeur s’est arrêté. Plus un seul battement dans sa poitrine, aucun pouls, rien. Pourtant, il est conscient, il parle, se déplace. Est-il encore vivant ? Est-il déjà mort ? Ni son ami vétérinaire Michel, ni sa femme Valérie ne trouvent d’explication à cet étrange phénomène. Alors que Jean-Louis panique, Valérie se tourne vers Margaux, sa coach de vie, un peu gourou, pas tout à fait marabout, mais très connectée aux forces occultes. Et elle a une solution qui va mettre Jean-Louis face au tabou ultime…
Il existe différents types de films : les chefs d’œuvre, les très bons, les bons, les « bof », les mauvais, les très mauvais et ceux contre lesquels tu portes plainte.
Objet : Dépôt de plainte
Madame, Monsieur le Procureur,
Je soussignée Marie Campanaro, co-créatrice de Crossovor, vous informe porter plainte contre le film L’Origine du Monde pour atteinte au cinéma français et insulte à toutes les personnes qui luttent au quotidien contre les exactions sexuelles perpétrées par des inadaptés sociaux.
En date du 15 septembre 2021, j’ai en effet été victime des faits suivants :
- Publicité mensongère : la bande-annonce est drôle; le film pas du tout.
- Mauvais goût et harcèlement moral : depuis quand essayer, à de multiples reprises, de déshabiller sa mère pour prendre son sexe en photo est quelque chose de drôle ? Même avant #MeToo ça ne l’était pas.
- Violence visuelle : je me serais bien passée de voir les trois acteurs nus, dont le seul but est de pousser la mère à se déshabiller (cf point précédent : ce n’est pas drôle).
- Complicité de viol : dans mon fauteuil, un sentiment d’impuissance et de dégout m’a envahi lorsque Laurent Laffite, accompagné de ses acolytes, tente de force de soulever la jupe de sa mère; provoquant le malaise (arrêt cardiaque ?) de celle-ci. Le viol se produit, lui, lors de la scène finale, lorsque la photo peut enfin être prise (toujours sans aucun consentement).
- Culture de l’impunité ? On ne sait pas si les actes des trois personnages principaux (Laurent Lafitte, Karin Viard, Vincent Macaigne) resteront impunis. Mais on espère bien qu’ils vont tous se retrouver en prison parce que c’est tout ce qu’ils méritent.
- Misogynie : les deux personnages masculins principaux sont présentés comme deux pauvres types qui n’ont pas le choix d’agir comme ils le font, alors que les personnages féminins sont composés d’une mauvaise mère, d’une femme castratrice et d’une sorcière guérisseuse un brin folle et surtout peu crédible.
- Incitation à la haine : tous les personnages – SANS EXCEPTION – sont détestables.
228 759 personnes ont été témoins, dans tous les cinémas de France, de ce malaise provoqué par ce film horrifique, malsain et pathétique.
Dans ces conditions, je vous prie de bien vouloir enregistrer mon dépôt de plainte afin que ce genre de productions ne voient plus jamais le jour.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Procureur, l’expression de mes sentiments distingués.
Marie Campanaro
