Réalisateur : Garry Marshall
Scénariste : J.F. Lawton
Acteurs principaux : Richard Gere, Julia Roberts
Ma Tortue Ninja préférée : Leonardo
Date de sortie : 28 novembre 1990
Où le voir : en VOD, DVD ou blu-ray
Synopsis officiel : Edward Lewis, homme d’affaires performant, rencontre par hasard Vivian Ward, beauté fatale qui arpente chaque nuit les trottoirs d’Hollywood Boulevard. La jeune femme ne fera qu’une bouchée du brillant PDG.

Il existe des êtres doués d’une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d’assumer n’importe quelle identité. Est-ce que je suis vraiment ce fan de Steven Seagal parlant de Pretty Woman ? Oui, pour la journée.

Il y a deux types de cinéma : le vrai avec Steven Seagal et les autres daubes. Mais tu sais comment on reconnaît une nana qui a du chien ? C’est celle qui arrive à te faire mater n’importe quoi pour peu que ça te permette d’avoir une chance de la mater de plus près. C’est comme ça que j’en suis venu à regarder ce film de gonzesse avant notre rencard, Pretty Woman, juste parce que c’est son préféré. Si Steven me voyait…

Donc je te raconte le truc.

Déjà, ça commence mal. Le Richard machin là, il n’a vraiment aucune carrure. Le type a l’air blindé niveau thune et il joue les petits chefs, mais question filles, il galère un max. Il aurait bien besoin que S.S. lui donne quelques leçons pour séduire les donzelles. 

Là, on rencontre Julia Robert. La définition même du physique d’avion de chasse. Avec sa copine de trottoir, elles ont un code : « On dit qui, on dit quand, on dit combien ». Le même que Steven, sauf qu’il ne calcule pas en dollars, mais en cadavres. 

« Ne vous en faites pas pour le FBI. Tout le monde sait qu’ils ne trouveraient pas une pute dans un bordel. » Terrain Miné.

Pretty Woman vu par Didier, fan de Steven Seagal
Quand tu aperçois Julia au loin @ Warner Bros.

Un petit aparté sur des trucs cools comme un meurtre, une affaire de drogue et la maison de Sylvester Stallone – le rival de mon gars sûr au box-office -, et on revient à la première rencontre du faux beau et de la jolie clocharde. Là, en deux phrases elle récupère son fric, ses couilles et sa caisse. Un fragile le type. 

Comme il n’a pas les muscles, il utilise son argent pour séduire et ils finissent dans sa chambre. Sauf que le mec veut discuter. DISCUTER ! Moins de blabla, plus d’action bordel ! Dans Hard to Kill, le tarif, c’est un mot pour un mort. Ici c’est moi qui suis mort d’ennui. 

Là on a droit à deux des trois techniques de drague imparables : le champagne et les fraises. Le troisième étant évidemment les prises d’aïkido. 

Finalement la Pretty Woman n’est pas là pour regarder son film, donc elle passe aux choses sérieuses avec… un bisou sur le torse. Et on passe au réveil. Voilà pourquoi j’ai signé, pour voir un bisou sur le torse… J’ai vu le maître tuer des gens pour moins que ça.  

Finalement il l’aime bien et il a besoin d’elle donc il étale la thune pour l’avoir à son service pendant une semaine. « Je vous payerai pour être à ma disposition nuit et jour ». Phrase de méchant ça. Alors que ce n’est pas son fric qui fait la force d’un homme, c’est la taille de ses biceps.

« Ma facture aussi tu vas la payer sénateur Trent… à la banque du sang. » Échec et Mort

Pretty Woman vu par Didier, fan de Steven Seagal
Richard est à deux doigts de prendre ma main dans sa gueule @ Castel Film

Forcément, tout tourne autour de lui donc quand elle appelle sa copine, c’est genre l’homme parfait sans défaut. Bah si ! Pas de cheveux longs, pas de regard de faucon, aucune capacité à tuer ni à survivre en territoire ennemi… la liste est longue. 

Ensuite elle va faire les boutiques parce que monsieur aime la voir soit avec des vêtements, soit sans, mais pas l’entre-deux. Sauf que vu son allure, les magasins de bourges lui refusent leurs fringues moches. Elle trouve alors un allié auprès de Thompson, le directeur de l’hôtel. Thompson, c’est le gars qui sauve le monde et les couples. Sans lui, la mission serait un échec. Bref, Thompson c’est Seagal dans Ultime Décision

Après un dîner où Julia se montre moins douée au restaurant que Steven dans une cuisine (Piège à Grande Vitesse, tu as la réf) et Richard révèle enfin sa nature de méchant du film, ce dernier fait du piano. Dans un scénario idéal, Piano serait le nom de code d’un terroriste de deux mètres. Puis ils refont crac crac boum boum, mais on ne voit toujours rien. 

Là, le milliardaire fragile continue de montrer qu’il est blindé en se moquant des gens qui bossent tout en faisant plaisir à sa dame. Du coup, instant Pretty Woman avec la chanson qui va avec. Ça ne vaut pas la voix de celui qui maîtrise le blues aussi bien que les arts-martiaux, mais ça sonne bien.  

« Je ne sais pas combien il aurait demandé pour travailler pour nous, mais il les vaut largement ! » Piège en haute mer

Petit à petit, on sent que Richard comprend qu’il est le grand vilain et que ses abdos ont appelé, apparemment ils sont partis en vacances sans lui. Mais il continue quand même d’être un fils de flûte et joue le type jaloux et possessif. Il fait pleurer Julia. Steve lui aurait déjà plié son bras en six s’il avait été là. 

Mais bon, elle lui pardonne facile et accepte son invitation à aller à l’Opéra à l’autre bout du pays. Encore une fois, l’excuse du monsieur se mesure en billets verts. Par contre j’avoue, la robe rouge j’ai eu la demi-molle. 

Maintenant qu’ils ont fait ses trucs, ils partent faire ses trucs à elle et ils vont donc… glander. Vraiment aucune volonté de sauver l’Amérique d’une menace nucléaire. 

Là ça se caresse les cheveux et autres machins de gonzesses pour enfin aller une troisième fois au plumard. Petite nouveauté : ils se chatouillent le fond de la gorge avec leurs langues. LA règle à ne pas dépasser. Preuve qu’à défaut des prises de karaté, il y a de l’amour dans l’air. Et si j’ai souri bêtement sur cette scène, c’est uniquement parce que je me souvenais d’une séquence de Désigné pour mourir.

Sauf que Richard, il ne sait pas ce qu’il veut et il préfère continuer à voir sa Pretty Woman sans prise de tête. En gros, il veut en faire son plan cul. Il mérite des baffes. En parlant de baffe, Julia s’en prend une parce qu’elle a réveillé la conscience du richou et que son avocat n’a pas été fan de l’idée. Et là, on a enfin de l’action !! Alors que l’espoir était aussi mort qu’un figurant dans Double Riposte, le fil de fer gominé met un bourre-pif à son « ami ». Les meufs avant les potes !

« Tous les hommes ne cognent pas ». Alors autant je suis d’accord, il ne faut jamais cogner les nanas, mais bordel, trucider quelques sales types tout en séduisant la dame, c’est le but de chaque bon film qui se respecte !

« Tu n’auras jamais le temps de tous nous tuer, trouduc.

– Peut-être pas, mais ça coûte rien d’essayer. » Nico

Pretty Woman vu par Didier, fan de Steven Seagal
Toc toc, je viens pour le mec qui a frappé Julia @ Warner Bros.

À partir de là, on ne sait pas trop parce que chacun trouve que leurs vies sont trop différentes et qu’il vaut mieux ne plus se voir. C’est là qu’intervient une nouvelle fois le vrai héros du film : Thompson. Il murmure l’adresse de Julia à Richard qui fonce finalement la retrouver. Il en vient à maîtriser sa plus grande peur pour elle. Et non, ce n’était pas la peur de faire du sport. Il a beau avoir la musculature d’un orteil de Steven Seagal, il a gagné mon respect. 

L’amour entre la pute et le milliardaire, c’est beau comme un coup de pied de l’homme à la mâchoire d’acier. 

FIN 

Si l’histoire de Pretty Woman se finit bien, ce n’est pas le cas de mon rencard. Après avoir poussé mes découvertes de la filmographie de Julia Roberts dans un pur objectif de séduction, on a quand même fini par se brouiller sur un différend inconciliable à mes yeux. Qu’on n’aime pas Steven Seagal passe encore, mais elle a osé critiquer Coup de foudre à Notting Hill.

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